Peau noire, masques blancs

Création Automne 2027, Tropiques Atrium, Fort-de-France

D’après Peau noire, masques blancs de Frantz Fanon Adaptation Mohamed Kacimi Mise en scène Astrid Bayiha et Nelson-Rafaell Madel

Avec Nelson-Rafaell Madel
Collaboration artistique, direction d’acteur Astrid Bayiha Musique Christophe Césaire
Vidéos Yannis Sainte-Rose dit Sentwóz
Costumes Laura De Souza

Administration, production Agnès Carré

Production Compagnie Théâtre des Deux Saisons Coproduction Tropiques Atrium – Scène nationale de Martinique, en cours

Le projet a reçu l’aide Des Mots à la Scène de l’Institut Français

Durée envisagée 1h15
Tout public à partir de 14 ans

 

LE PROJET

Nous proposons une adaptation inédite de Peau noire, masques blancs de Frantz Fanon, dans une forme théâtrale légère, épurée, jouable partout sans dispositif technique lourd. Notre ambition est simple: porter la parole de Fanon là où elle est la plus urgente à entendre — dans les établissements scolaires, les centres culturels, les territoires éloignés des circuits classiques. Un acteur, une voix, un texte vibrant d’émotion et de lucidité: tel est le cœur du dispositif.

Cette parole venue de la Martinique, mais adressée au monde entier, résonne puissamment aujourd’hui, alors que les fractures identitaires, le racisme et les discriminations systémiques sont ravivés par la montée des mouvements nationalistes et xénophobes dans de nombreux pays, y compris en France. En ce sens, Fanon ne nous parle pas seulement du passé: il éclaire notre présent.

En parallèle d’une première phase de diffusion dans les territoires caribéens, nous envisageons une tournée en France hexagonale, notamment dans les lycées, les universités, les maisons de quartiers et les théâtres. Chaque représentation pourra être accompagnée de médiations: ateliers, débats, rencontres avec l’équipe artistique.

Enfin, une tournée en Afrique viendra prolonger ce mouvement. Elle fera résonner la voix de Fanon là où il a lutté et soigné, là où il a rêvé d’une humanité décolonisée.

Ce projet entend ainsi s’inscrire dans la tradition d’une francophonie ouverte, traversée par les voix majeures que sont Fanon, Césaire et Senghor — des voix essentielles pour penser le monde d’aujourd’hui.